LES SAINTS PATRONS DES VOYAGEURS

Bien calé sur votre cheval d’acier, vous filez à un rythme infernal en direction de la Bolivie…

Soudain un souffle énorme vous ébouriffe, un frisson vous traverse, vous venez de vous faire dépasser par un monstre de la route argentin, un autocar à double étage lancé à 150Km/h.
A peine remis de vos émotions, vous vous rendez à l’évidence, la route offre sa dose d’adrénaline….et de dangers. Il est grand temps de se tourner vers les saints patrons des voyageurs : la Difunta Cor­rea et le Gauchito Gil.

La religion est fortement ancrée en Argentine, et mélange souvent anciennes croyances et catholicisme. Et comme souvent en Amérique du Sud, elle se retrouve partout, tout le temps, et surtout au bord des routes, où se dressent des autels à la gloire des Saint-Patrons des voyageurs.

La Difunta Correa

1280px-Imagen_de_la_Difunta_CorreaFigure locale vénérée dans toute l’Argentine, la Difunta Correa est une icône incontournable. Dans toutes les provinces du pays, des sanctuaires à son effigie sont élevés sur le bord des routes.

La légende prend place dans l’Argentine du 19ème siècle, à l’époque troublée des guerres d’indépendances. Le mari de la jeune Déolinda, enrôlé dans une armée, part en campagne à travers la cordillère des Andes. Sa femme, soucieuse de son sort, décide alors de le suivre dans son périple avec son nouveau-né. Elle marche jusqu’à l’épuisement et trouve la mort, assoiffée, son bébé contre la poitrine. Plusieurs jours plus tard, des muletiers retrouvent le corps sans vie de la jeune femme alors que le nourrisson, bien vivant, continuait de téter sa mère…

Traditionnellement, on dépose dans les temples des bouteilles d’eau en offrande, afin d’étancher la soif de la défunte. Le sanctuaire de Vallecito, qui comprend aujourd’hui près de vingt chapelles, est devenu un véritable village où un million de personnes se rendent en moyenne chaque année.

Gauchito Gil, un faiseur de miracles à la dégaine rock’n’roll

autel-gauchito-2Partout en Argentine on trouve le long des routes de curieux petits temples rouges. Ceux-ci arborent ostensiblement de grands drapeaux rouges qui célèbrent la vie de ce saint païen qui vécut au 19ème siècle dans la prov­ince de Corrientes. Les voyageurs s’y arrêtent pour prier et lui rendre grâce pour ses supposés miracles. En guise d’offrandes ils déposent des objets de couleur rouge, comme des paquets de cigarettes, des vêtements ou des bouteilles de vin.

autel-gauchitoLa légende raconte qu’il fut recruté pour combattre dans la guerre contre le Paraguay avant de déserter et d’être pourchassé. Quand on le captura, il cria à son bourreau : “ Ne me tue point, il va arriver une lettre qui prouve mon innocence. Tu apprendras que ton fils est mourant et lorsque tu seras près de lui, tu dois prier pour moi pour qu’il soit sauvé. Aujourd’hui, tu vas répandre le sang d’un innocent ”. En arrivant chez lui, l’homme trouva son fils malade, il invoqua le Gauchito Gil et son fils fut miraculeusement guéri.

A cette époque, le gauchito était déjà populairement connu pour être une sorte de “ Robin des bois ” combattant les riches propriétaires terriens à la défense des paysans les plus modestes. Converti en Saint populaire, il est désormais représenté sous les traits d’un gaucho au foulard rouge.

Nos mécaniciens

Chez Mono 500, nous avons nos propres Saint-Patrons, a qui nous rendons hommage chaque jour. Simon, Nico, Walter et Richard.
Nos chers mécaniciens accompagnent nos voyageurs sur les routes pour s’assurer qu’ils roulent en sécurité et que les seuls frissons qu’ils auront seront ceux provoqués par les paysages à couper le souffle.

Changer un carburateur en plein désert, nettoyer les motos pendant des heures pendant que d’autres dorment, les miracles ils en font tous les jours.
Merci à eux !

Walter-th Nico-th Simon courrier, chef d'atelier et guide Richard-th

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